à propos

Ce site a été ouvert en 2017. Beaucoup d’articles demandent à être révisés.

Parmi les sujets traités :
– le Vietnam
– l’insurrection de Cronstadt
– un programme révolutionnaire
– le fascisme
– le système éducatif
– l’impossibilité de l’automatisation totale en contexte capitaliste
– le krach de 1929




Quelques notions clefs :


suraccumulation
inspiration : Karl Marx, Paul Mattick

Quand l’accumulation du capital est plus rapide que l’expansion de la force de travail, maintenir la profitabilité exige d’élargir la part du produit revenant au capital. Mais, dans la mesure où cela permet de poursuivre une accumulation disproportionnée, cette solution – déjà problématique socialement – ne suffit qu’un temps. La baisse de la profitabilité n’a pas en elle-même un impact sur la masse réelle des profits, en revanche elle pose de plus en plus la question de la pertinence de l’investissement productif, comparé à la spéculation sur les matières premières – dont le cours est préservé par l’aggravation de la rareté qui accompagne le développement technique.


identité entre recettes et revenus
inspiration : Michael Pettis

À l’échelle globale, ou en faisant abstraction des relations avec l’étranger, tout revenu provient d’une recette, de sorte que la somme des revenus (travail, profit) est égale à celle des dépenses (consommation, investissement). Si l’on intègre le commerce extérieur à l’équation, on peut observer le lien entre balance courante et balance des capitaux (la balance des paiements est toujours égale à zéro).


salaire horaire optimal

Si l’on admet que la satisfaction tirée d’une heure de temps libre dépend du revenu, alors il existe un temps de travail qui maximise cette satisfaction pour un salaire horaire donné. Il en découle que le salaire horaire détermine la quantité de travail disponible. Dès lors, il existe un salaire horaire qui maximise la masse des profits : en dessous, la plus grande part des profits ne suffit pas à compenser la diminution de la quantité de travail, et au-dessus, l’agrandissement de la quantité de travail ne suffit pas à compenser la réduction de la part des profits.


équivalence de rentabilité
inspiration : Karl Marx, David Harvey

Entre les différentes formes de placement tend à s’établir une équivalence de rentabilité, tenant compte des différences de risques. Autrement, les fonds se déplacent jusqu’à rétablir l’équivalence, ou les utilisateurs du financement se tournent vers les sources les moins onéreuses.


intervention monétaire

Les banques centrales peuvent influer sur le coût du crédit via différents mécanismes, allant de l’achat et vente d’obligations à l’offre de prêts aux banques ou la rémunération des dépôts que celles-ci effectuent auprès d’elles, en passant par l’ajustement des règles prudentielles (réserves, fonds propres). Du fait de la recherche du salaire horaire optimal, le coût du crédit n’a pas d’incidence directe sur le niveau d’activité économique : renégocier la part de la survaleur attribuée à l’intérêt ne diminue ni n’augmente la durée du travail qui maximise la quantité des profits. En revanche, par équivalence de rentabilité, modifier le coût du crédit a des répercussions sur la rentabilité des obligations et donc sur celle des actions. Si la masse de survaleur (la part du produit non-reversée à la force de travail, déduite de la dépréciation du capital) ne change pas, c’est donc que la valeur attribuée au capital évolue – artificiellement. En conséquence, les équipements industriels neufs voient leur compétitivité recalculée – et c’est par ce biais que le niveau d’activité est ajusté. Ce mécanisme peut s’avérer inflationniste dans la mesure où les salaires horaires réels plus élevés demandés par la hausse de l’activité ont des chances d’être combattus (via le relèvement des prix) par les firmes dont c’est le seul moyen d’éviter la dévalorisation.